Création
commerce
La
création d'un commerce suppose au préalable une étude de marché pour
évaluer sa viabilité. Dans un second temps, une structure juridique
adaptée à la création de commerce doit être choisie, et se traduit le
plus souvent par l'enregistrement d'une EI, d'une SARL ou d'une SA au
Centre de Formalités des Entreprises.
La création d'un commerce en EI
(Entreprise Individuelle) signifie qu'une fusion est opérée entre la
personne physique du gérant et l'entité juridique de son entreprise.
Aucune association n'est possible. Une EI ne nécessite pas la
constitution d'un capital. L'ensemble des bénéfices réalisés constitue
les revenus du dirigeant, qui est soumis à l'IR (impôt sur le revenu).
En terme de responsabilité, la création d'un commerce en entreprise
individuel lie personnellement et indéfiniment le gérant et sa société.
La
création d'un commerce en SARL permet justement de faire une
distinction entre l'entité juridique de la société et ses dirigeants (2
au minimum, et 100 au maximum). Il n'existe pas de minimum pour la
constitution du capital. Chacun des associés est responsable des pertes
de l'entreprise à la hauteur de ses apports personnels. Sauf exception,
la création d'un commerce en SARL est soumise à l'impôt sur les
sociétés.
La création d'un
commerce en
SA permet elle aussi de limiter la responsabilité des associés en cas
de faillite de l'entreprise. Mais il s'agit d'un cadre juridique plus
lourd, qui convient à des sociétés cumulant plus de 7 associés. Le
capital social doit s'élever à au moins 37 000 euros, et les bénéfices
seront soumis au régime fiscal de l'IS. Un commissaire aux comptes doit
être nommé dès l'ouverture de la SA. La création d'un commerce en SA
est certainement la plus contraignante, mais elle autorise l'appel
public à l'épargne (capital minimum de 225 000 euros en ce cas).