Création
société
Si
les démarches à effectuer pour une création de société sont assez
simple, il s'agit toutefois d'un acte qui engage la responsabilité de
l'entrepreneur à différents degrés, et peut ensuite avoir de lourdes
conséquences. Pour procéder à la création d'une société, il faut
notamment réfléchir sur la forme juridique qui lui conviendra le mieux.
La création d'une société peut
en
effet prendre des formes très diverses : entreprise individuelle, SARL
et SA sont les trois types de sociétés les plus utilisées. Chacune
d'entre elle implique un régime fiscal particulier, et la
responsabilité financière du ou des dirigeants à divers degrés. La
création d'une société et le choix d'un cadre juridique détermine
également le nombre d'associés.
La création
d'une société de type EI (Entreprise Individuelle) est très simple, et
permet de démarrer rapidement une activité (commerciale le plus
souvent). L'EI ne fait aucune distinction entre la société et son
gérant. Par conséquent, tous les bénéfices réalisés correspondent aux
revenus de l'entrepreneur qui, de son côté, est personnellement,
intégralement et indéfiniment responsable des dettes éventuellement
contractées par sa société. Pour limiter les risques en cas de
faillite, la création d'une société peut s'orienter vers les formes
juridiques des SARL ou SA.
La SARL est
une création de société où la responsabilité des associés est limitée à
la hauteur de leurs apports individuels. Leurs biens personnels ne
peuvent donc pas être saisis en cas de faillite de l'entreprise. La
SARL doit compter au minimum 2 associés (et 100 au maximum). Une
création de société à responsabilité limitée est toutefois possible
pour un entrepreneur unique, qui opte alors pour une EURL. La création
de société de type SA comporte les mêmes avantages qu'une SARL, mais
est plus appropriée à des entreprises de grande envergure (7 associés
au minimum et capital d'au moins 37 000 euros).
