Statut
création entreprise
Les
statuts de création d'entreprise ont une grande importance, puisqu'ils
définissent la nature de la structure créée (personne physique ou
morale), et, par conséquent, le régime fiscal auquel elle devra se
plier. Il existe de nombreux statuts de création d'entreprise en
France, mais les plus couramment utilisés sont ceux des Entreprises
Individuelles (EI), des SARL ou EURL (Société à Responsabilité Limitée
ou Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée) et des SA.
Le statut de création
d'entreprise le plus rapide à mettre en place, et le plus simple à
administrer correspond à l'EI : une simple déclaration d'activité
suffit pour obtenir une immatriculation. L'ensemble des bénéfices de
l'EI (personne physique) correspondent aux revenus du gérant, ce qui
induit un mode d'imposition en IR (impôts sur le revenu). En cas de
faillite, le gérant peut en revanche être saisi de tous ses biens
personnels. Le statut de création d'entreprise en EI comporte donc une
prise de risque, dont il faut être conscient.
Le
statut de création d'entreprise en SARL ou EURL permet, comme son nom
l'indique, de limiter la responsabilité de l'entrepreneur au montant
initial de ses apports personnels. Une SARL est une personne morale,
soumise en théorie à l'IS (Impôts sur les Sociétés), mais des
dérogations sont possibles. Dans le cadre d'un statut de création
d'entreprise en SARL ou EURL, la notion d'abus de bien sociaux est
possible, et demande donc une gestion très rigoureuse des comptes.
Le
statut de création d'entreprise en SA correspond généralement à une
étape dans la vie d'une SARL qui s'agrandit. Comptant au minimum 7
associés, la SA obéit aux mêmes règles que la SARL, mais elle doit
disposer d'un capital minimum de 37 000 euros, et doit payer un
commissaire aux comptes dès sa création. Le statut de création
d'entreprise en SA implique en effet une comptabilité beaucoup plus
complexe.
